Ateliers

Les participants s’inscrivent à 3 ateliers à choix sur 5, dont voici le descriptif :

Atelier 1 – Conséquences de la digitalisation dans le monde du travail

Présenté par Me Dario Barbosa (Avocat) et Monsieur Xavier Mirabaud (RH)

La digitalisation dans le monde du travail s’est accélérée ces dernières années et la pandémie que nous vivons y a contribué. Avec le travail à distance, employés et employeurs utilisent de « nouveaux » moyens de télécommunication, telles les vidéoconférences. L’usage du téléphone privé à des fins professionnelles est également devenu usuel pour certains employés. Comment ces usages devenus habituels s’intègrent-ils dans le cadre juridique ? Comment sont considérés les outils personnels utilisés à titre professionnel et vice-versa ? Comment s’assurer de la protection de la personnalité du travailleur dans ce monde où les frontières entre monde professionnel et vie personnelle se sont complexifiées ?

Atelier 2 – La flexibilisation du temps de travail

Présenté par Me Chavanne (Avocat) et Madame Jourdan Oury (RH)

Ces derniers mois, plus que jamais, la manière d’appréhender le travail a été remise en question. Entre les besoins opérationnels d’un côté, et les attentes de l’autre, de nouvelles synergies doivent être définies. Est-ce que les employeurs peuvent imposer le télétravail, et si oui, à quelles conditions ? comment peuvent être mis sur pied des horaires flexibles, sans que l’employeur ne doivent craindre des demandes de compensation d’heures supplémentaires ? quel est le contrôle qui paraisse acceptable, raisonnable aux uns comme aux autres ? Entre nouvelles disponibilités, et vieux réflexes, quelle est la marge de manœuvre ? Voilà les questions auxquelles nous pourrons vous apporter des réponses.

Atelier 3 – Obligations de l’employeur : questions choisies

Présenté par Me Guy Longchamp (Avocat) et Madame Veronica Stucky (RH)

La crise sanitaire a soulevé de nombreuses questions sur la responsabilité de l’employeur, ainsi que ses droits et obligations vis-à-vis des employés. Les contours de l’étendue du « risque d’exploitation » de l’employeur ne sont pas clairement définis : qu’en est-il du paiement du salaire dans des situations de crises particulières qui dépassent le cadre de l’entreprise et qui provoquent des empêchements de travailler (restrictions d’activités imposées par les autorités, accès limité aux postes de travail, perte de clientèle, etc.) ? L’employeur peut-il imposer la prise de vacances à brève échéance et/ou la compensation d’heures supplémentaires ? De nombreuses autres questions se posent également au regard du devoir de fidélité des collaborateurs et de la délicate distinction à faire entre sphère privée et professionnelle : Quelle flexibilité l’employeur est-il en droit d’attendre de ses employés (adaptation du cahier des charges, télétravail, nouvelles conditions imposées sur le lieu de travail) ? Jusqu’à quel point l’employeur peut(doit)-il se renseigner sur la situation de ses collaborateurs (vulnérabilité, état de santé, statut vaccinal, etc.) et mettre en place ses propres exigences, indépendamment des minima légaux en vigueur ?

Atelier 4 – Gestion des conflits internes

Présenté par Me Véronique Perroud (Avocate) et Monsieur Félix Hauswirth (Psychologue du travail et RH)

Toute crise – sanitaire ou autre –  est susceptible de créer ou d’exacerber des tensions, de changer des comportements et d’impacter plus ou moins durablement les relations entre collègues. Les raisons sont multiples : situations de stress, bouleversement des méthodes et de l’environnement de travail ou encore opposition de valeurs. Pour l’employeur (direction, RH et manager) se pose alors systématiquement la question de la posture à adopter : rester en retrait ou au contraire agir, voire se montrer proactif ?  Au travers de cas concrets, cet atelier permettra aux participants de comprendre le rôle que doit jouer l’employeur et les responsabilités qui en découlent.

Atelier 5 – Licenciements économiques

Présenté par Me Alexandre Curchod (Avocat) et Monsieur Frédéric Perrier (RH)

Dans le système libéral du droit du travail suisse, des motifs d’ordre économique permettent souvent à l’employeur de justifier la résiliation des rapports de travail. Mais il faut pour cela que ces motifs soient réels et avérés et que l’employeur puisse les établir. A défaut, la sanction du congé abusif pointe à l’horizon, notamment lorsque la cause réelle de la résiliation est en lien avec la protection de la personnalité de l’employé.

L’atelier, qui croise les regards d’un avocat et d’un directeur RH, a pour but de sensibiliser les participants aux risques et aux pièges en la matière, au moyen de cas pratiques. Quelles exigences en termes de motivation du licenciement ? Quelles situations présentent des risques juridiques particuliers ? Qui supporte le fardeau de la preuve du motif de licenciement en cas de procès ? Quelles limites au congé-modification, par exemple en cas d’adaptation du cahier des charges ? Quelles règles s’appliquent aux partenaires sociaux en cas de licenciement collectif ? Quelles prestations prévoir dans un plan social, qu’il soit volontaire ou imposé de par la loi ?

S’inscrire

Voir le programme